Fracture numérique Pi / PMA

Statistique de pénétrations des Ntic dans les pays

1)   Classement des pays en fonction de leur ouverture aux NTIC

Les Pays les + ouvert aux NTIC

  1. USA
  2. Singapour
  3. Danemark
  4. Islande
  5. Finlande
  6. Canada
  7. Taiwan
  8. Suède
  9. Suisse
  10. Royaume-Uni

Les Pays les - ouverts aux NTIC

  1. Ethiopie
  2. Tchad
  3. Paraguay
  4. Nicaragua
  5. Guyane
  6. Bangladesh
  7. Bolivie
  8. Bénin
  9. Equateur
  10. Albanie

Nous pouvons remarquer que :

  •  La majorité des pays les plus ouverts aux NTIC sont des pays industrialisés (ex : USA, Pays de l'UE) et des pays de la nouvelle industrialisation (ex : Taiwan et Singapour).
  • Les pays les moins ouverts aux NTIC sont des PMA (pays les moins avancés : par ex = Ethiopie ) et des PVD (pays en voie de dévelopement : par ex = Albanie).

Les chiffres qui étayent le rapport de La Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED)sont sans appel : les pays en développement ne représentaient que 32 % des internautes fin 2002, alors qu'ils comptent pour 80 % de la population mondiale. L'internaute africain dispose en moyenne de vingt fois moins de bande passante que l'internaute européen, et 8,4 fois moins que l'internaute américain moyen. Selon l'OCDE, en 2000-2001, 38 % des internautes américains avaient acheté en ligne, contre 0,6 % seulement des utilisateurs au Mexique.

Alors que le montant des ventes en ligne BtoC en 2002 s'élevait à 43,47 milliards de dollars aux Etats-Unis (hors tourisme) et à 28,29 milliards de dollars dans l'Union Européenne, il était de 15 milliards de dollars dans la région Asie-Pacifique, de 2,3 milliards de dollars en Amérique du Sud, et de 4 millions de dollars en Afrique (l'Afrique du Sud étant responsable de la majorité des échanges).

Ce qui renforce donc la thèse d'un fracture numérique entre les pays riches (PI) et les pays plus pauvres (PMA et PVD).

Cependant grâce à la mondialisation cette fracture se referme petit à petit mais ils reste tout de même de grands écarts (ex : construire des réseaux pour le téléphone mobile et pour l'internet dans les pays  pauvres).

 
 
 
 

    2)  Comparaison Pays riche / Pays pauvre 

Cette Image nous montre l'ouverture des NTIC dans les pays riches. Elle nous montre un client qui ne semble ni riche ni pauvre ayant acheté un nouveau  téléphone portable : " l' Iphone ", portable connu pour ses fonctions très diverses au niveau de la réception de l'information (internet, télévision, mail, ...) et de la communication (msn, téléphone, ...).

Cet individu vivant dans un pays industrialisé (ex : USA ou pays de l'Europe Occidentale) achète en toute simplicité un objet qui dans un pays moins développé aurait une énorme valeur.

 

Cet individu vivant dans un pays d'Afrique, donc dans un pays moins développé, est équipé d'un téléphone portable, ce qui est encore peu courant. Ce téléphone ressemble à l'un des premiers téléphones portables paru en europe occidentale dans les anées 90 alors que la photo à été prise en 2008. Ce téléphone portable n'est pas équipé de couleur. De plus il est plus lourd et épais, ses fonctions sont restreintes : il ne sert qu'à téléphoner ou envoyer des messages textes (SMS). 

 

Ces 2 photos nous montrent bien la fracture numérique entre les pays riches et les pays pauvres. Cependant grâce à la mondialisation et ses effets, le marché des NTIC devient de plus en plus courant dans les pays du monde, ce qui favorise l'expansion de ces nouvelles technologies notamment pour la communication (ex : téléphone portable) mais aussi de plus en plus pour l'information (ex : internet et ordinateur).

3) Les pourquoi de cette fracture 

Le constat de la présence des NTIC dans les PMA

  • Inaccessibilité des outils et matériels informatiques
  • Pouvoir d'achat très bas des populations
  • Coût exorbitant des machines et des logiciels
  • Pas de politique de facilitation d'importation du matériel informatique pour favoriser l'accès massif (exonération des taxes d'importation ...)

Il faut pratiquement un an de salaire à un fonctionnaire de catégorie moyenne de l'Afrique de l'ouest pour acheter un ordinateur avec le minimum de logiciels installés

  • Infrastructures de télécommunication très faibles
  • Coût de l'accès à internet très important
  • Absence de cadre légal et réglementaire adapté
  • Manque de formation
  •  Difficulté à trouver du contenu en langue locale
  •  Accès internet essentiellement basé sur le RTC (Réseau Téléphonique de Communication )
  •  Le haut débit avec l'ADSL ou les lignes louées commencent à peine à être disponibles dans le Sénégal, le Burkina Faso

De plus le réseau téléphonique reste confiné dans les principales villes. Les zones rurales en sont totalement dépourvues.

 

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